Mardi soir en 8e de finale retour de Ligue des Champions, le Paris Saint-Germain et le Real Madrid s’affrontent ce dimanche au Parc des Princes. A la veille de cette rencontre, l’arrière droit parisien Daniel Alves (34 ans) était en conférence de presse. L’occasion d’évoquer la façon dont le PSG doit aborder cette rencontre et l’envie de faire avancer le club.

 

Un des matchs les plus compliqués de ma carrière ?

«  Non, je ne pense pas. C’est un match très difficile, dur à jouer. Le rival a beaucoup de qualité. Mais c’est surtout un immense défi. Il faut changer un peu l’histoire du PSG dans cette compétition. Nous avons une grande opportunité d’avancer en tant que club et en tant que groupe. Avoir la possibilité d’éliminer le champion sortant, c’est grand, ça nous rapprocherait du titre final. On méritait mieux à l’aller, il a manqué un peu d’expérience pour mieux contrôler le match mais ce sera pareil demain. On va partir avec les mêmes intentions, les mêmes envies : proposer du jeu et avoir des occasions. J’espère que l’issue sera différente du match aller. »

La mort d’Astori nous a touché ?

« Nous ne sommes pas tant affectés que cela, nous n’étions pas vraiment proches. Mais toute l’équipe présente ses condoléances bien sûr. Moi, j’ai le sentiment qu’on est sur Terre pour faire quelque chose et après on va vers un monde meilleur. Il a laissé des choses importantes, c’est ça qu’il faut garder. Dans le monde, il y a des millions d’autres morts pour d’autres raisons. C’est aussi important. Je suis triste pour sa famille. »

« La première chose à faire c’est d’y croire. Ensuite, il faut le faire. »

Mon discours dans le vestiaire ?

« Non je ne pense pas pouvoir avoir une grande influence ainsi. Chacun peut prendre la parole et apport des choses positives. Mais si je le fais, je dirais qu’il faut profiter de ce grand moment. C’est un instant unique, comme nous n’en vivrons peut-être pas d’autre. L’histoire doit être changée. Le PSG a eu ses limites dans cette compétition, il faut la dépasser. Il faut avancer. Il faut toujours essayer et y arriver, c’est l’une des principales motivations qui m’a fait venir ici : essayer de faire partie de ce changement. Et nous avons demain l’opportunité unique de le faire, de changer cette histoire.  La première chose à faire c’est d’y croire. Ensuite, il faut le faire. On y croit, ça c’est sûr. Maintenant il faut le faire.»»

Le forfait de Neymar a affecté le groupe ? 

« Nous avons 2 options alors : s’asseoir et pleurer, ou se lever et faire ce qu’on doit faire. est sûr que c’est impossible de ne pas ressentir l’absence d’un tel joueur mais j’insiste : soit on s’assied et on pleure, soit on tient bon et on se bat. Moi, j’opte toujours pour la seconde option.  Bien sûr qu’avec Neymar le PSG est plus fort, mais il est encore très fort sans lui. C’est impossible de ne pas ressentir son absence, mais il y a d’autres grands joueurs. »

Si on a reçu un message d’encouragement ? Ou si j’ai envoyé un message de soutien ?

« Je parle avec lui pratiquement tous les joueurs. Bien sûr, on a convenu que l’on se verrait plus tard dans la compétition. Nos pactes ont toujours été réalisés, j’espère que ce sera encore le cas. »

« Nous avons demain l’opportunité unique de le faire, de changer cette histoire. »

Ce qui nous fait croire à la qualification ?

« Le match aller nous fait penser que l’on peut l’éliminer, que l’on peut faire un pas en avant. On a été supérieur en termes de jeu et d’occasions. Mais il leur a suffit de 10 minutes. On doit continuer ce que l’on a bien fait et le faire pendant 90 minutes. C’est un match dont il faut profiter, il n’y a rien de plus motivant que de pouvoir éliminer le champion en titre. Il faudra faire le match sans douter, faire le match parfait. On a 90 minutes pour le faire. Il faut cette mentalité. »

Qu’est-ce qui manque au PSG pour être au rang des plus grands ? La culture de la gagne ?

« Je crois que justement il faut des matchs comme demain et se qualifier. C’est ce qu’il faut pour franchir ce pas. Pour que les adversaires comprennent que nous n’avons pas seulement de l’argent ici. Je ne viens pas ici pour Paris ou l’argent. Je suis venu car je suis un compétiteur et je veux faire partie de l’histoire du club. Ce qui me motive, c’est la passion pour mon métier. Mes proches savent que je donne beaucoup pour remplir mes objectifs.»

« Je veux que les supporters soient avec nous, mais dans la paix, le monde et le football en a besoin. »

Peur que le match retour se fasse sur une décision arbitrale ?

« Dans ce cas, j’espère qu’elle sera pour nous (rires). Mais c’est toujours pareil, les journalistes trouvent des choses pour parler. Nous, on se concentre sur le jeu. Mais moi, je n’aime pas les excuses. Lorsque je dis quelque chose, ce n’est pas pour détourner le problème. J’aime avoir le feu en moi et je n’ai pas besoin d’excuses, seulement les résultats. »

Les clips publiés par le club ?

« Ça, c’est partout dans tous les clubs. On se concentre sur le match. Et ce qu’il y autour j’espère que ce sera pacifique. Je veux que les supporters soient avec nous, mais dans la paix, le monde et le football en a besoin. Le monde et le football ont besoin de paix sinon les enfants ne pourront pas venir au stade »

 

A.C

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