À trois jours du choc retour face à Madrid et avec un onze remanié, le Paris Saint-Germain s’est imposé deux buts à zéro sur la pelouse de l’ESTAC Troyes. Une victoire méritée et collective qui a surtout permis de maintenir le cap en championnat, de laisser souffler certains cadres et de faire jouer les jeunes.


Alphonse Areola. Match solide dans la lignée de ces dernières prestations. Sans être trop inquiété, il signe un clean sheet avec application et concentration. Une belle parade sur une frappe de Nivet en fin de rencontre.

Thomas Meunier. Il souffre de la comparaison avec Alves même s’il a bien combiné avec ses coéquipiers – à trois notamment – et qu’il reste un bon apport offensif. Pas toujours serein dans les un contre un à l’approche de la surface, mais il arrive à bien gérer la profondeur.

Thiago Silva. Du Silva dans le texte. Sérieux, propre et appliqué. Pas besoin d’en dire plus.

Presnel Kimpembe. Dans un duel de costauds avec l’attaquant coréen de Troyes Suk, il a montré les muscles avec brio. Quelques petites imprécisions dans la relance car il prend quelques risques. Il a raison de le faire pour créer du décalage mais peut progresser. Une valeur plus que sûre.

Layvin Kurzawa. Si ses qualités offensives peuvent être un atout face à Madrid, ce n’est pas ce soir qu’il en a fait la démonstration. Symbole de son match, un centre complètement manqué en fin de rencontre.

Lass Diarra. Impeccable en sentinelle, il a fait preuve d’expérience, de maîtrise et d’intelligence dans la gestion des transitions. Serein aussi dans les duels et percutant en fin de match. Il a glissé en relayeur avec succès après la rentrée de Motta. En résumé, que du bon.


Giovani Lo Celso. Dangereux en première mi-temps – deux frappes enroulées sorties par le gardien troyen et souvent à la recherche de la passe entre les lignes -, il a baissé d’un ton dans le deuxième acte. Un peu light dans les duels, comme à son habitude. Avec sa philosophie plutôt travailleuse et très concernée, GioLo est sur la bonne voie pour progresser. Remplacé par Timothy Weah à la 79eme. Discret mais concentré, le fils du Mister a manqué un face à face à la 93eme. On a envie de le revoir.

Adrien Rabiot. Une heure de jeu sans se donner à 100% mais un match de patron encore une fois. Précieux dans les transitions. On l’attend mardi avec confiance, lui coutumier des masterclass en Champions League. Thiago Motta l’a suppléé en rassurant sur quelques sprints. Balle au pied, plus rien à prouver pour l’Italien.

Angel Di Maria. Avec un but mais du déchet, El Fideo est resté fidèle à lui même. On aurait aimé le voir prendre les commandes du jeu, même si c’est mardi qu’il sera attendu face au Real Madrid. Sorti peu avant l’heure de jeu au profit de Dani Alves, passeur décisif. Plus haut qu’à l’accoutumée et intéressant balle au pied, le Brésilien aurait du être crédité d’un but sans un hors-jeu injustement signalé par le corps arbitral.

Christopher Nkunku. Plein de bonne volonté, le titi reste cependant un peu limité. Pas non plus aidé par son latéral Layvin Kurzawa, qui ne lui a que très rarement ouvert l’espace, mais il doit parfois simplifier son jeu. Pourquoi pas en s’inspirant d’un Draxler, adepte du contrôle-passe basique qui fluidifie le jeu. Il marque un joli but en fin de match et aurait pu en mettre un second sans une parade inspirée du bon gardien de Troyes. À sa décharge, il n’évoluait pas à son poste.

Julian Draxler. Positionné en pointe, il a eu l’intelligence de ne pas faire ce qu’il ne sait pas faire. Plutôt que de chercher la profondeur, il a préféré décrocher et distribuer. Une caresse décisive sur le but de Di Maria et un petit bonbon en coup du foulard sur une sortie de balle. Bon face au jeu en relayeur, il reste une valeur sûre un cran plus haut. Les arrivées de Neymar et Mbappé lui ont vraiment fait très mal.

Unai Emery. On ne comprend pas toujours ses changements mais son onze remanié a offert une jolie partition collective. Au final, beaucoup de concentration sur le terrain avec six français et quatre joueurs issus du centre de formation. Il sera jugé mardi face au Real Madrid.


Antoine Bourlon (@AntoineBourlon).

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