Le contrat QTA ne devrait pas être requalifié

« Ils se moquent du système (…) Nous les avons surpris en train de pisser dans la piscine. Neymar pissait depuis le plongeoir. C’est inacceptable. » Alors que Javier Tebas, le président de la Liga – le même qui disait regretter « qu’il n’y ait pas dans le paysage politique espagnol l’équivalent de Marine Le Pen » – se ridiculise de jour en jour par des déclarations de bistro, le PSG poursuit sa quête d’augmentation de recettes, notamment au niveau du sponsoring. Contrairement à ce que la presse explique au sujet du contrat QTA (estimé à 175M par an), celui-ci n’a pas vu sa valeur être requalifiée par l’UEFA en raison d’une éventuelle partie liée, qui serait de toute façon impossible à prouver en raison des structures juridiques de chacune des entités. Si le Paris Saint-Germain s’était fait sanctionner en 2014, c’est car la valeur du contrat QTA était considéré comme hors marché à l’époque, et qu’il représentait + de 30% du budget du club de la capitale, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Très à l’aise mercredi durant la conférence de presse Kylian Mbappé, Nasser Al-Khelaifi est confiant quant au fait de prouver à l’UEFA que le Paris Saint-Germain est dans ses droits, malgré la pression des plus grands clubs européens.

Aleksander Ceferin, le nouveau président de l’UEFA, s’est d’ailleurs de nouveau exprimé sur le PSG dans une interview à la chaîne allemande ARD. S’il ne nomme pas explicitement le club parisien, il a été interrogé en tout cas à son sujet : « Je suis avocat, je sais donc que lorsque vous avez sanctionné avec une amende une première fois, alors vous devez prendre une autre sanction la deuxième fois. Je ne parle pas là concrètement d’un club en particulier, tant que nos enquêtes ne sont pas terminées. Mais soyons clairs : si vous ne prenez pas des sanctions sérieuses, alors rien ne changera. Nous rappelons à tous de suivre les règles. Si cela ne fonctionne pas, nous prononcerons des punitions sévères qui montrent que nous sommes l’institution dirigeante (…) Je ne peux pas commenter de cas spécifique avant que l’affaire ne soit terminée, mais croyez-moi, nous avons un personnel hautement qualifié qui ne peut pas être trompé par certaines manœuvres (…) Il existe de nombreuses façons de générer de nouvelles sources de revenus. Mais cela ne devrait pas être lié aux propriétaires du club. Ce n’est pas si simple, il ne suffit pas d’arriver avec de l’argent frais et d’acheter qui vous voulez. Nous allons tout vérifier, c’est ce que je peux promettre. » Le président parisien a promis « un bureau » à l’UEFA si ça les intéresse.

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